| |
法语笔译测试材料
Le pape et les jeunes
A une époque où la religion est discréditée par ses extrémistes,
on aurait tort de faire la fine bouche devant le rassemblement juvénile
et pacifique de Cologne. Malgré leur c?té " peace and love
" qui commence à vieillir, les journées mondiales de la jeunesse
ne sont pas une simple manifestation de ferveur religieuse. Elles
sont une nouvelle forme d'utopie érigée contre un monde dominé par
l'exclusion et la violence. Venant de jeunes croyants ou non, toutes
les revendications en faveur d'un monde juste et solidaire sont
bonnes à prendre.
Les journées mondiales de la jeunesse durent depuis vingt ans. Trois
millions de jeunes à Manille en 1995, un million à Paris, deux millions
à Rome, près d'un million cette fois à Cologne. L'intuition de Jean-Paul
II était la bonne : les jeunes catholiques sortent de leur complexe
de minoritaires. Le " miracle " de Cologne est que son
?uvre semble devoir lui survivre. Les générations se renouvellent,
les papes changent et les JMJ ne semblent pas devoir mourir.
Pourquoi ce succès ? L'Eglise catholique tire profit de la mondialisation.
Sa capacité de mobilisation est ancienne, mais son message est médiatique
comme il ne l'a jamais été.
La mort de Jean-Paul II, sa succession, les premières JMJ de Beno?t
XVI ont mis en avant, d'une manière jugée exorbitante par les tenants
de la la?cité ou par les autres confessions, une institution bimillénaire
tout à coup redevenue moderne, son discours restant le même, archa?que
pour les uns, prophétique pour les autres.
Les JMJ sont toujours un événement pour le pays d'accueil. La France,
d'abord rétive, s'était laissé gagner, en 1997, par le plaisir d'une
rencontre avec une jeunesse festive et idéaliste. En Allemagne,
depuis l'élection d'un pape allemand, la tradition chrétienne, souvent
contestée, redevient légitime. Cologne est sans doute la "
Rome du Rhin ", mais la visite de Beno?t XVI a été suivie par
une presse autrefois très critique et par tout le personnel politique.
(来信请注明翻译此篇材料所用的时间)
|